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Le 22 octobre, deux spécialistes nous rejoignent à M'Backombel pour réceptionner l'installation hydraulique,
Roland LAPLACE, responsable du pôle intervention SEMERAP, pour la partie hydraulique et Daniel MOY, responsable agence de contrôle, société DEKRA-NORISKO pour la partie électrique, qui ont chacun pris sur leur congés pour venir bénévolement réceptionner l'installation.
Le réception se fait en présence de M. Boubacar N'DOYE pour l'entreprise TENESOL, Médoune N'DIAYE pour l'entreprise HICS, Pierre SARR secrétaire du comité de gestion de l'eau, Nicolas SARR responsable de la maintenance, Martine MOY présidente de Vivre en brousse.
Après contrôle des installations, un procès verbal de reception est rédigé.
Avant notre départ, nous pouvons assister aux premiers travaux de construction du mur d'enceinte. Les jeunes du village se relaient pour creuser les fondations et pour fabriquer les parpaings.
Les drapeaux sénégalais et français flottent sur le château d'eau et c'est avec joie et fierté que le chef du village se joint à nous pour une photo souvenir.
Le château d'eau est maintenant terminé et 80 capteurs photovoltaïques alimentent la pompe à énergie solaire.
Depuis le 9 octobre, 2 fontaines sont opérationnelles.
La première est installée à proximité du forage, la seconde, dans le village, près de l'école.
Un comité de gestion de l'eau a été mis en place, sous la présidence de M. Paul BASS, Sous-Préfet de Séssène et de M. Omar FAYE, Directeur de la brigade des forages de Thiès, en présence des autorités locales, Maires, Chefs de village et des représentants des 5 hameaux concernés par cette installation.
Une visite du site permet à chacun de découvrir cette installation
Ensuite, tout le monde se réunit à l'ombre du baobab pour mettre en place ce comité de gestion. M. le Sous-prefet explique le pourquoi et le fonctionnement de ce comité de gestion
Chaque groupe se réunit pour élire ses deux représentants: celui des éleveurs, des maraîchers, des femmes, des jeunes, ... Plus de 4 heures seront nécessaires pour mettre en place de comité.
Le bureau ainsi formé nomme les deux fontainières, le gardien du site et confirme le choix des deux personnes chargées de la maintenance préventive.
Ces deux personnes ont déjà suivi une formation dispensée par l'entreprise TENESOL, et suivront au cours de l'année deux nouvelles cessions de formation.
Pendant ce séjour, nous avons commencé la mise en place de la bibliothèque. De trés nombreux livres, apportés à chacun de nos voyages, offerts par des écoles françaises et espagnoles, sont venus garnir les rayons.
Les enfants du village nous ont aidé à nettoyer, trier et classer ces livres.
Nous avons aussi trié les différentes fournitures scolaires pour les repartir selon les besoins de chaque classe.
Les enfants ont découvert les peintures, les jeux mais surtout pour les plus petits les livres.
Le 7 décembre 2007, ce sont 130 personnes qui à leur frais m'accompagneront dans ces villages ou nous menons des actions solidaires.
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Le 1er décembre 2006, afin de constater les opérations réalisées, 104 élus, représentant la SEMERAP (Société d'Economie Mixte pour l'Exploitation des Réseaux d'eau et d'Assainissement et la Protection de l'Environnement) et les SIAEP (Syndicat Intercommunaux d'Alimentation en Eau Potable) Sioule et Morge, Basse Limagne et Plaine de Riom, ont financé personnellement leur voyage et se sont envolées pour le Sénégal, témoignant ainsi de l'intérêt qu'ils portent à l'action de Vivre en brousse.
Chacun d'eux a emporté dans ses bagages de nombreuses fournitures scolaires. Crayons, stylos, crayons de couleurs, peintures, cahiers, etc. Fournitures qui ont été partagées entre les différentes écoles des villages où intervient l'association aidée en cela par deux associations sur place Por una sonrisa association espagnole et Ecole pour tous association de Saint Nazaire.
Durant ce voyage, nous avons visité les villages et plus particulièrement celui de Backombel où a été fait le forage.
Lundi 4 décembre 2006
Avant d'aller au village de Backombel, nous nous arrêtons pour visiter l'école construite par l'association "Ecole pour tous" gérée par Paul et Françoise (deux Nazairiens qui vivent au Sénégal et consacrent leur retraite à oeuvrer auprès de ces populations démunies). Leur école compte maintenant 3 classes - une centaine d'enfants sont scolarisés.
Ensuite, c'est par la piste et en 4x4 que nous nous sommes rendus à Backombel, (En saison des pluies, souvent durant l'hivernage, le village est inaccessible !). Devant l'école où les enfants nous attendent, les femmes ont exposé leurs différents ouvrages : broderies, teintures, savons, confitures, ...
En premier nous avons visité les classes où les enfants nous ont chanté quelques chansons.
Ensuite, nous avons été chaleureusement accueillis par les villageois qui ont dansé pour nous.
Quelques uns d'entre nous ont pris plaisir à danser avec eux.
Les enfants viennent, nous rejoindre en chantant, depuis l'école. Les jeunes filles ont préparé pour nous une danse
et bien sûr cela se termine par les traditionnelles allocutions. Pierre le directeur de l'école,
porte-parole des villageois nous remercie de notre visite mais surtout nous explique "le bonheur de disposer maintenant d'un point d'eau à proximité du village. Point d'eau qui limitera l'exode des jeunes vers la ville puisque dès à présent ils peuvent entreprendre du maraîchage et produire ainsi les produits pour nourrir leur famille. Proximité du point d'eau qui allége le travail des femmes, leur libère du temps ainsi qu'aux enfants, temps qu'ils peuvent ainsi consacrer aux études".
Ensuite c'est au tour des différents représentants des intervenants auprès de ces villageois de s'exprimer.
Mario, le Président de l'association espagnole "Por una sonrisa" nous fait même un discours en français puis en wolof.
Ce n'est pas sans émotion que nos representants prennent la parole pour remercier les villageois de leur accueil et de leur générosité et les féliciter de garder encore les valeurs essentielles de la vie que nous sommes en train d'oublier.
La conclusion c'est la fête avec les danses auxquelles nous nous mêlons au plus grand bonheur des villageois
Nous nous dirigeons ensuite près du forage situé à une centaine de mètres des premières cases du village.
Mais le temps passe, le soleil se couche, alors il faut repartir.
Nous avons été trés touchés par l'accueil de la population, sa générosité, sa gentillesse, son humanité et la plupart d'entre nous au retour avait l'impression d'avoir reçu bien plus qu'ils n'avaient donné.
Mercredi 6 décembre 2006
Journée consacrée au village de Louly Benteigné, nous nous réunissons devant l'école du village où les enfants, comme à la coutume, nous acccueillent en chantant.
Mais d'abord, c'est par groupe que nous découvrons le village
Le dispensaire : son financement est essentiellement assuré par l'association "Por una sonrisa"
3 personnes dispensent les premiers soins au dispensaire, où trés régulièrement, médecins, infirmiers, spécialistes espagnols et français séjournent et assurent les consultations.
Les jardins :
Grâce aux puits, tout autour du village des jardins se sont créés. Les villageois cultivent maintenant toute l'année, des légumes et fruits qui permettent de varier l'alimentation. Auparavant, sans les puits ils ne pouvaient cultiver, qu'en période d'hivernage, du mil et du sorgo.
Le village :
Les femmes sont occupées par les travaux tels que piler le mil, aller chercher du bois, puiser l'eau, mais aussi les travaux du jardin, etc.
Certaines ont créé un petit commerce et vendent les légumes qu'elles ont cultivé et qu'elle ne peuvent conserver.
La bibliothéque de Louly Benteigné:
De jeunes bénévoles français, sont venus passer un moment de leurs vacances pour décorer cette case agencée en bibliothèque. Les rayons se chargent peu à peu des livres offerts. En décembre, nous avons apporté un peu plus de 150 livres pour les enfants.
Puis nous nous sommes réunis à l'école. Là, Louis et Nicolas, les porte-parole des villageois nous ont remerciés pour l'aide que nous apportons à leur village mais aussi aux villages voisins.
Nous remettons à chaque enfant de l'école un tee-shirt offert par la SEMERAP.
Chacun d'entre nous a vécu un moment inoubliable. Le bonheur perçu dans les yeux de ces enfants ne peut que nous encourager à continuer notre action.
et il est bien difficile ensuite de reprendre le bus pour repartir.
Après quelques jours de travaux sous une chaleur accablante, quelle joie de voir jaillir l'eau.
Depuis tant d'années, les femmes passent une partie de leur journée à aller chercher l'eau à des kilomètres du village, souvent accompagnées des enfants qui ne vont pas à l'école pour aider leur mère.
Chaque jour, les villageois étaient présents sur le terrain et les enfants ont pu poser de nombreuses questions aux ouvriers.
Ce chantier a permis de travailler en classe sur différents sujets comme la géologie, la géographie du Sénégal, et aussi la découverte de différents métiers. Sous forme de rédaction les enfants ont raconté et d'exprimé ce qu'ils avaient vu et ressenti pendant de ces travaux. Les plus petits se sont exprimés par le dessin.
Les enseignants ont aussi sensibilisé les enfants à la nécessité de préserver cette ressource naturelle.
Peu avant que l'eau ne jaillisse, une détonation s'est fait entendre, aussitôt les enfants qui étaient à l'école ont accourus sur le site.
Que d'émerveillement, de surprise et surtout de joie dans leurs yeux. Les villageois présents resplendissaient de bonheur.
Présente chaque jour sur le terrain, je peux dire que ce jour-là j'ai vécu des moments inoubliables et je garderai toujours en mémoire l'émotion que j'ai ressentie lorsque l'eau a jaillit et que spontanément les enfants ont entonné "A la claire fontaine". C'était formidable, les visages s'illuminaient et les regards étaient magnifiques.
Nous avons si peu l'occasion de vivre de tels moments ! A cet instant, j'ai compris ce que signifiait le mot "espoir".
Les ouvriers nous rapporteront le lendemain que les villageois et les enfants sont restés fort tard à jouer sous l'eau.
Après quelques jours de travaux pour tubage, nettoyage du forage et mise au repos de la nappe, une pompe est mise en place pour effectuer les essais.
Et le 2 mai, les essais de pompage sont réalisés en présence de techniciens de la Direction de la Gestion et de la Planification des Ressources en Eau, venus spécialement de Dakar.
Des échantillons sont envoyés au laboratoire pour analyses. L'analyse physico-chimique permet de caractériser l'eau du forage comme étant chloruré-sulfato-magnésique. Sa qualité est assez bonne mais la concentration de fluor est excessif, (comme trés souvent dans la zone sub-saharienne).
Cette eau convient à l'irrigation des cultures.
Quelques jours plus tard, la pompe manuelle définitive est installée.
Dès lors les femmes peuvent disposer de l'eau à proximité du village.
Les enfants souvent chargés d'abreuver le bétail verront aussi leur tâche allégée,
pour eux, le temps passé à aller chercher loin cette eau nécessaire, sera maintenant consacré à l'éducation.
Les travaux du forage, confié à une entreprise sénégalaise HICS, ont commencé le 17 avril 2006. Après avoir préparé le terrain, les villageois ont participé au déchargement des camions et durant les travaux ont aidé les ouvriers aux différentes manipulations de matériel .
Chaque jour, après le travail dans les champs, les villageois se réunissent sur le chantier, attendant avec impatience que jaillisse enfin l'eau.
Après le passage du sourcier, les travaux de construction commencent en mars 2006.
Un programme est établi en concertation avec les villageois. Pour des raisons pratiques et de sécurité, l'entreprise
retenue, N'GOM Forages travaille par série de 10 puits sur un village.
En 2006, une cinquantaine de puits sont réalisés dans les villages de Nyaniar, Louly Benteigné, N'Bourokh, N'Gogom et M'Bafaye. Les villageois sont employés par l'entreprise pour effectuer les travaux.
Les listes des demandeurs des puits sont établies et nous nous rendons sur le terrain pour apprécier la necessité de ces demandes et le travail de préparation des parcelles.
Nous expliquons aux villageois la décision que nous avons prise en ce qui concerne la construction des puits. Désormais nous ferons intervenir une entreprise locale, qui recrutera de la main d'oeuvre parmi les villageois et assurera une formation de ce personnel.
Chaque demandeur s'engage à nettoyer sa parcelle, à la clôturer et suite à la construction du puits à la cultiver et la maintenir en état de propreté.
Pour le village de Backombel, nous projetons de faire réaliser un forage, la nappe phréatique étant trop profonde.
Après autorisation du Ministère des Ressources Hydrauliques et de la Protection de l'Environnement, nous contactons diverses entreprises sénégalaises pour établissement de devis.
La SEMERAP nous apporte un concours précieux pour l'étude de ces dossiers et le choix de l'entreprise.
De nombreuses réunions ont lieu dans chaque village avec les villageois, nous permettant ainsi de prendre en compte tous les besoins de ces populations, tant dans le domaine hydraulique que ceux de l'éducation et de la santé.
Durant ce séjour, nous avons recensé tous les puits existants dans chaque village, et noté leur état. En raison d'une mauvaise construction et d'une saison où les pluies ont été particulièrement fortes, de nombreux puits se sont effondrés.
Nous décidons en accord avec les villageois de démarrer un programme de construction de puits.
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C'est lors d'un voyage au Sénégal, que Martine et Daniel ont rencontré Soeur Hortensia, de la congrégation de l'Immaculée Conception à M'Bour, qui les a conduits dans les villages de brousse où les religieuses travaillent au service des populations démunies.
A leur retour en France, Martine, née à Volvic le pays de l'eau, trés sensibilisée par le dénuement de ces villageois et plus particulièrement par le manque d'eau, décide de tout mettre en oeuvre pour apporter son aide à ces villages.
Une rencontre avec M. Jean MICHEL, Président de la SEMERAP (Société d'Economie Mixte pour l'Exploitation des Réseaux d'Eau et d'Assainissement et la Protection de l'Environnement) à qui elle expose cette situation, sera le point de départ de l'association Vivre en brousse.
A l'initiative de M. Jean MICHEL, des réunions sont organisées et c'est grâce à son soutien que l'association Vivre en brousse signe, dans le cadre de la loi 2005-95 (dite loi Oudin). des conventions avec la SEMERAP et les trois SIAEP (Syndicat Intecommunal d'Approvisionnement en Eau Potable), fondateurs de ladite société, le SIAEP Sioule et Morge, le SIAEP Basse Limagne, et le SIAEP Plaine de Riom,
Un partenariat d'urgence au Sénégal "De l'eau pour tous" est mis en place.
La loi OUDIN
L'article L1115-1-1 du 27.01.2005 à vu son champ élargi par les parlementaires lors du vote de la loi sur le secteur de l'énergie (loi N° 2006-1537 du 7.12.2006 article 49 du JO du 8.12.2006). La nouvelle rédaction est la suivante :
"Les communes , les établissements de coopération intercommunale et les syndicats mixtes chargés des services publics de distribution d'eau potable et d'assainissement ou de service public de distribution d' électricité et de gaz peuvent, dans la limite de 1% des ressources qui sont affectées aux budgets de ces services, mener des actions de coopération avec les collectivités territoriales étrangères et leurs groupements, dans le cadre de conventions prévues à l'article L 1115-1, des actions d'aide d'urgence au bénéfice des collectivités et groupements, ainsi que des actions de solidarité internationale dans le domaine de l'eau et de l'assainissement et de la distribution publique d'électricité et de gaz".